Un mur à ossature bois fini mesure une trentaine de centimètres pour une performance thermique qu'un mur maçonné doublé n'atteint qu'à 45. Ce gain d'épaisseur se retrouve directement en surface habitable, à emprise au sol identique. Sous le climat du delta du Rhône, deux contraintes orientent la conception, le mistral qui sollicite la structure et la chaleur estivale qui se traite par l'inertie et les protections solaires.
Deux systèmes bois se confondent souvent alors qu'ils n'obéissent pas à la même logique. L'ossature plateforme, de loin la plus répandue, superpose des murs porteurs montés niveau par niveau, chaque plancher formant une plateforme sur laquelle repose l'étage suivant, ce qui donne des parois pleines faciles à isoler. Le poteau-poutre concentre les charges sur quelques montants de forte section reliés par des poutres, libère les façades et autorise de grandes surfaces vitrées, mais laisse à des panneaux de remplissage le soin de fermer et d'isoler. Le premier coûte moins cher et se prête à la préfabrication, le second s'impose dès que l'architecture recherche des ouvertures que les murs porteurs interdiraient.
Une couche d'isolant posée à l'extérieur de l'ossature complète utilement l'isolation répartie. Elle prend la forme de panneaux de fibre de bois rigide fixés sur le voile de contreventement, avant le pare-pluie et les tasseaux de bardage, et ajoute 40 à 100 millimètres à la paroi. Son intérêt dépasse la simple résistance thermique, puisqu'elle couvre les montants et supprime les ponts thermiques ponctuels qu'ils constituent. Sous le climat du Vaucluse et du Gard, la fibre de bois dense apporte en outre un déphasage de 10 à 12 heures qui décale l'arrivée de la chaleur estivale à la nuit, là où une laine légère la laisse passer en milieu d'après-midi.
La rapidité du levage ne sert à rien si la suite n'est pas organisée. Le terrassier, le maçon des fondations, le constructeur bois, le couvreur, le menuisier, l'électricien, le plombier, le plaquiste et le carreleur interviennent dans un ordre précis, et un seul retard décale toute la chaîne, un artisan replanifié ne revenant pas avant plusieurs semaines. Un contrat de construction de maison individuelle confie cette coordination au constructeur, avec une garantie de livraison à prix et délais convenus. En lots séparés, elle revient au maître d'ouvrage ou à un maître d'œuvre, rémunéré 8 à 12 % du montant des travaux.
Le traitement compense une durabilité naturelle insuffisante. Les bois d'ossature en épicéa ou en sapin reçoivent un traitement de préservation en classe 2, par trempage ou aspersion, contre les insectes et les champignons de surface, obligatoire dans les départements concernés par les termites, dont le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. Pour un bardage exposé, l'autoclave en classe 3 ou 4 et le bois thermochauffé apportent une protection durable sans entretien, à la différence des produits appliqués en surface qu'il faut renouveler. La meilleure protection reste toutefois constructive, un débord de toit, un soubassement dégagé et une lame d'air ventilée valant mieux que tout produit.
La teinte d'une façade bois se décide en connaissant son évolution. Un bois laissé brut vire au gris argenté en 2 à 3 ans, une lasure teintée s'éclaircit et s'écaille, un saturateur conserve la couleur au prix d'une reprise tous les 3 à 5 ans, et un bardage prégrisé part directement de la teinte finale, ce qui évite la phase de vieillissement inégal. Les plans locaux d'urbanisme du Gard et du Vaucluse imposent fréquemment une palette de teintes inspirée des enduits traditionnels, ce qui oriente vers des bardages lasurés dans les ocres ou vers un enduit sur panneau support. Vérifier ce nuancier en mairie avant d'arrêter le projet évite un refus de permis.
Le prix se compte au mètre carré de surface habitable, hors terrain. Une maison clé en main se situe entre 1 300 et 1 900 euros du mètre carré selon le niveau de finition et la complexité architecturale, un modèle en kit à monter soi-même descend nettement en dessous, un projet d'architecte sur mesure dépasse 2 000 euros. S'y ajoutent le terrain, l'étude de sol, les fondations, les raccordements, la taxe d'aménagement et les aménagements extérieurs, soit souvent un tiers du budget total. Le DTU 31.2 encadre la mise en œuvre, la RE2020 la performance, et l'attestation de garantie décennale du constructeur se vérifie avant la signature.
Établie à Nîmes, VIAVERDE Construction réalise des maisons à ossature bois, des extensions bois, des surélévations bois, des lodges et modules bois, ainsi que des terrasses en bois. Son champ d'action englobe également des projets de construction bois à usage individuel ou professionnel.
Ses prestations comprennent aussi la rénovation de bâti existant et la fabrication de terrasses, pergolas et bardages.
Installée à Bollène, Anouck Construction Bois réalise des maisons en ossature bois, des charpentes traditionnelles ou industrielles, ainsi que des travaux de couverture et d’isolation de toiture. Ses activités incluent aussi des aménagements intérieurs et extérieurs en bois, comme les terrasses, les pergolas et certains éléments de menuiserie.
Établie à Martignargues, MD Bois opère sur la construction de maisons en ossature bois, l’extension et la surélévation de bâtiments, ainsi que la réalisation de carports et de terrasses. Son périmètre inclut la fabrication en atelier, le transport et la pose sur chantier.
Principales villes du Gard : Nimes, Alès, Bagnols-sur-Cèze, Beaucaire
Principales villes du Vaucluse : Avignon, Carpentras, Cavaillon, Pertuis, L'ile-sur-la-Sorgue, Sorgues, Le Pontet
Et aussi : Arles (Bouches-du-Rhône)