Une maison à ossature bois associe des montants verticaux, un voile de contreventement et un isolant logé entre ces montants. La paroi finie reste plus mince qu'une maçonnerie doublée à performance égale, et ce gain se retrouve en surface habitable. La Bretagne compte parmi les régions où ce mode constructif s'est le plus développé, portée par une filière locale et par un marché du logement en forte croissance.
La lisse basse fait la jonction entre la dalle béton et l'ossature bois. Cette pièce horizontale, fixée par chevilles ou tiges scellées tous les 80 centimètres à un mètre, reçoit les montants du mur et transmet aux fondations les efforts verticaux comme les efforts de soulèvement dus au vent, dimensionnants en Bretagne où les zones de vent 2 et 3 se partagent le territoire. Une arase d'étanchéité, bande bitumeuse ou membrane, s'interpose obligatoirement entre le béton et le bois, faute de quoi l'humidité remonte par capillarité dans la pièce la plus basse et donc la plus vulnérable. La dalle doit par ailleurs dépasser le terrain fini de 15 à 20 centimètres.
Les isolants biosourcés s'accordent particulièrement bien à une ossature bois. La fibre de bois, dense de 50 à 160 kilos par mètre cube, offre un excellent déphasage et une bonne régulation de l'humidité, la ouate de cellulose insufflée remplit tous les vides sans tassement et affiche un coût modéré, le chanvre et la laine de mouton complètent l'offre sur des marchés plus étroits. Leur conductivité thermique, entre 0,038 et 0,042, reste proche de celle des laines minérales, l'écart se faisant sur le confort d'été et sur le bilan carbone. Leur coût dépasse celui des laines minérales de 20 à 40 %, différence à mettre en regard des points gagnés sur l'indicateur carbone de la RE2020.
Le gros du chantier commence une fois la maison fermée. Viennent alors l'électricité et la plomberie dans le vide technique, l'isolation complémentaire, la pose des plaques de plâtre, les chapes ou planchers secs, les menuiseries intérieures, les peintures, la cuisine et les sanitaires, soit 3 à 4 mois de travail pour une maison de taille courante. Cette phase ne se distingue en rien de celle d'une maison maçonnée, à un détail près, les fixations lourdes doivent viser un montant ou un renfort prévu à la fabrication plutôt que la plaque de parement. Repérer ces renforts sur plan avant la pose du parement évite bien des difficultés au moment d'accrocher une cuisine ou un meuble suspendu.
Le DTU 31.2 constitue le document de référence de la construction de maisons à ossature bois. Il fixe les sections et les espacements des bois, les règles de clouage des panneaux de contreventement, les classes de service des matériaux, le traitement des points singuliers, appuis de baies, angles, jonctions avec la dalle, et impose une lisse d'assise séparée du support par une barrière d'étanchéité. Son respect conditionne la couverture par l'assurance décennale, un ouvrage non conforme exposant l'entreprise comme le maître d'ouvrage en cas de sinistre. Il s'articule avec l'Eurocode 5 pour le calcul de structure et avec la RE2020 pour la performance énergétique et l'impact carbone.
L'enduit permet de donner à une maison bois l'aspect d'une construction maçonnée. Il s'applique sur un panneau support fixé à l'extérieur de l'ossature, généralement une fibre de bois rigide ou un panneau de ciment, lui-même recouvert d'un sous-enduit armé d'une trame puis d'une finition minérale ou organique. Cette solution supprime la lame d'air ventilée, ce qui impose une mise en œuvre rigoureuse des points singuliers, appuis de baies, angles et pied de mur, sous peine d'infiltrations difficiles à localiser. Elle s'impose surtout là où le règlement d'urbanisme interdit le bardage bois, situation fréquente dans les centres anciens et les abords protégés de Rennes et de Saint-Malo.
Le clos et couvert désigne la maison fermée mais non finie. Il regroupe la structure, la charpente, la couverture, les menuiseries extérieures, le bardage et les membranes, et se chiffre entre 800 et 1 100 euros du mètre carré selon le niveau de prestation. Cette formule laisse au maître d'ouvrage le second œuvre, isolation complémentaire, cloisons, réseaux, sols et finitions, soit environ un tiers du budget total, à réaliser soi-même ou à confier à des artisans. Une maison livrée clé en main se situe à l'inverse entre 1 300 et 1 900 euros du mètre carré, et l'écart entre les deux formules mérite d'être comparé en tenant compte du temps réellement disponible.
Établie à Langon, SECONAT opère sur la construction bois et fabrique des maisons ossature bois sur mesure. Son périmètre englobe aussi les extensions bois et les bâtiments bois, avec une prise en charge annoncée de la conception à la pose.
Installée à Saint-M'Hervé, CCL Construction se concentre sur la préfabrication d’ossature bois et la construction bois. Elle travaille également sur des parois à isolation renforcée, des façades isolantes et des projets de neuf comme de réhabilitation énergétique.
Trecobois Rennes, l’agence de Cesson-Sévigné développe des maisons bois sur mesure et des projets maison+terrain autour de Rennes. Ses réalisations locales comprennent des maisons à ossature bois de différents formats, dont des maisons de plain-pied et des maisons avec piscine.
Établie à Domloup et Rennes, GUEGUEN Construction réalise des travaux de charpente, d’ossature bois et de bardage. Son champ d'action inclut aussi des extensions, des surélévations et la construction de garages bois.
Installée à Vignoc, Idéal Bois opère sur la conception, la réalisation, la modification et la rénovation de charpentes. Elle travaille également sur la construction et l’extension en ossature bois, avec des interventions annoncées à Rennes et dans plusieurs communes d’Ille-et-Vilaine.
Principales villes d'Ille-et-Vilaine : Rennes, St-Malo, Fougères, Bruz, Vitré, Cesson-Sévigné