Constructeurs ossature bois près de Lille

Un mur à ossature bois fini mesure une trentaine de centimètres pour une performance thermique qu'un mur maçonné doublé n'atteint qu'à 45. Les parois arrivent prêtes à lever, ce qui limite l'exposition du bois aux intempéries pendant la construction. Sur les parcelles étroites de la métropole lilloise, ces quelques centimètres gagnés sur chaque mur pèsent réellement dans le plan du logement.

Plancher et solivage

Le plancher d'étage se construit sur le même principe que les murs. Des solives, de section 45 par 220 à 45 par 300 millimètres selon la portée, se posent tous les 40 à 60 centimètres sur une lisse ou dans des sabots métalliques, puis reçoivent un panneau de plancher rainuré-bouveté collé et vissé, qui participe au contreventement horizontal. Le critère dimensionnant reste la flèche plutôt que la résistance, une déformation admissible de l'ordre du trois-centième de la portée évitant la sensation de plancher souple. Sur une parcelle étroite, où la maison se développe en hauteur plutôt qu'au sol, la qualité du solivage détermine directement le confort perçu à l'étage.

Ponts thermiques d'une ossature

Les montants eux-mêmes constituent le principal pont thermique d'une paroi bois. Le bois conduit 3 à 4 fois mieux la chaleur qu'un isolant, et les montants, traverses, chevêtres et angles représentent 12 à 15 % de la surface du mur, ce qui dégrade la performance réelle d'environ 10 % par rapport au calcul fait sur l'isolant seul. Une isolation extérieure continue, même mince, supprime cet effet en couvrant tous les bois. Les autres ponts thermiques se situent à la jonction avec la dalle, aux appuis de balcon et autour des menuiseries, et se traitent par des rupteurs ou par un recouvrement d'isolant plutôt que par une épaisseur supplémentaire en partie courante.

Raccordements et réseaux

Les raccordements aux réseaux publics conditionnent l'habitabilité et se traitent très en amont. L'eau potable, l'électricité, les télécommunications, le gaz et l'assainissement collectif font l'objet de demandes distinctes auprès de chaque concessionnaire, avec des délais de 2 à 6 mois et des coûts allant de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros selon la distance au réseau. En tissu urbain dense, les travaux de branchement supposent en outre une autorisation de voirie et parfois une tranchée sous chaussée, dont le coût dépasse largement celui du raccordement lui-même. Le coffret de chantier, demandé dès le terrassement, sert ensuite de branchement définitif.

Consommation de chauffage

Une maison neuve conforme à la RE2020 consomme peu, à condition que l'enveloppe soit réellement continue. Les besoins de chauffage d'une construction bien isolée se situent entre 30 et 50 kilowattheures par mètre carré et par an, contre 150 à 250 pour une maison des années soixante-dix non rénovée. Le climat du Nord, plus rigoureux que la moyenne nationale sur la saison de chauffe, pousse à viser le haut de la fourchette d'isolation, ce que l'ossature bois permet sans épaisseur excessive. Le générateur, pompe à chaleur ou poêle à granulés en appoint, se dimensionne après le calcul thermique, un appareil surdimensionné fonctionnant en cycles courts et s'usant prématurément.

Vieillissement du bois en façade

Un bardage bois laissé brut grise en 2 à 3 ans sous l'effet des ultraviolets. Ce grisaillement ne touche que le premier dixième de millimètre et n'entame pas la résistance mécanique, mais il s'installe de façon inégale selon l'orientation et l'abri, une façade sud prenant une teinte argentée uniforme quand une façade nord protégée noircit par endroits. En ville dense, la pollution atmosphérique et le ruissellement accélèrent l'encrassement, surtout sous les appuis de fenêtre et les descentes d'eau pluviale mal dimensionnées. Accepter ce vieillissement et choisir une essence qui grise joliment coûte moins cher sur 20 ans que tout programme d'entretien destiné à le retarder.

Fourchettes de prix au mètre carré

Les prix se lisent par niveau de prestation avant d'être rapportés à la surface. Un clos et couvert, structure, charpente, couverture et menuiseries extérieures, revient entre 800 et 1 100 euros du mètre carré, une maison clé en main entre 1 300 et 1 900 euros, un projet d'architecte sur mesure au-delà de 2 000 euros, tandis qu'un kit à monter soi-même descend nettement sous ces valeurs. Le foncier, tendu dans la métropole lilloise et plus accessible en périphérie, pèse souvent autant que la construction. Le DTU 31.2 et la RE2020 encadrent l'ouvrage, quelle que soit la formule retenue.

Constructeurs ossature bois à Lille

Établie à Marcq-en-Barœul, Les Maisons de l'Alloeu intervient dans la construction, l'architecture et la promotion immobilière. Ses réalisations comprennent des maisons individuelles, des projets en ossature bois, des extensions et des rénovations.

Établie à Croix, Nord Construction Bois réalise des travaux de charpente, de menuiserie extérieure, de bardage et d'extension de maison. Elle intervient aussi sur des ouvrages en ossature bois pour des projets de construction ou d'agrandissement.

Établie à La Madeleine, Edwood travaille sur la charpente traditionnelle, l'ossature bois, le CLT, le bardage et l'isolation. Ses projets comprennent notamment des maisons individuelles, des extensions, des surélévations et des bâtiments privés.

Établie à Fretin, Atelier Bois imagine et réalise des ouvrages de charpente et de construction bois. Son champ d'action englobe l'ossature bois, le bardage et des projets sur mesure destinés à des bâtiments et à des maisons.

Périmètre d'intervention

Principales communes de la métropole lilloise : Lille, Roubaix, Tourcoing, Villeneuve-d’Ascq, Marcq-en-Barœul, Lambersart, Croix