Les murs d'une maison à ossature bois se fabriquent en atelier puis se lèvent sur le chantier en quelques jours. La paroi finie reste plus mince qu'une maçonnerie doublée à performance égale, et ce gain se retrouve en surface habitable. Dans le Morbihan, où la loi Littoral et les règlements communaux encadrent étroitement l'aspect des constructions, le projet se cale sur ces règles avant d'être dessiné.
Un terrain en pente se traite par encastrement partiel ou par plots. La solution classique consiste à créer un niveau semi-enterré en béton, adossé au talus et étanché, sur lequel repose l'ossature bois, ce qui donne un sous-sol utile et rattrape la dénivelée. La solution légère, plots béton reliés par des longrines, suit le terrain naturel sans terrassement lourd et limite les déblais. Dans les deux cas, un vide sanitaire ventilé sépare le bois du sol, disposition d'autant plus précieuse sur les parcelles basses du golfe du Morbihan, où le niveau de la nappe remonte fortement en hiver.
Une paroi bois reste saine tant que l'eau qui y entre peut en ressortir. Le principe se résume à une règle de perméabilité croissante vers l'extérieur, frein-vapeur fermé côté intérieur, isolant ouvert au centre, pare-pluie ouvert côté extérieur, lame d'air ventilée en dernier, disposition sans laquelle la vapeur se condense dans l'isolant. Le taux d'humidité du bois doit rester sous 20 %, seuil au-delà duquel les champignons lignivores se développent, valeur que respecte tout ouvrage correctement conçu même dans un climat océanique humide. Les fuites d'air constituent le principal vecteur d'humidité, transportant 100 fois plus de vapeur que la diffusion à travers les matériaux.
La saison influe davantage sur la préparation du terrain que sur le montage. Le terrassement et les fondations supportent mal les sols détrempés, ce qui complique les mois d'hiver sur les terres argileuses du centre Morbihan, alors que le levage des murs et la couverture s'exécutent par temps froid sans difficulté, à condition d'éviter le vent fort. Une fois la maison hors d'air, le second œuvre se poursuit tout l'hiver sans contrainte. Sur le littoral, où les entreprises sont très sollicitées de mai à septembre, programmer le chantier hors saison obtient souvent de meilleurs délais.
Le plan local d'urbanisme fixe ce qu'une façade peut montrer. Il encadre couramment la teinte des bardages, le sens de pose des lames, la pente et le matériau de couverture, la hauteur au faîtage, l'implantation par rapport aux limites et parfois l'interdiction du bois apparent dans certains secteurs. Les communes littorales du Morbihan appliquent en outre la loi Littoral, qui limite l'urbanisation en dehors des parties déjà bâties et impose une bande inconstructible de 100 mètres depuis le rivage. Consulter le règlement et rencontrer le service urbanisme avant de figer le projet évite de redessiner une façade après un refus.
Les désordres d'une façade bois apparaissent presque toujours aux points singuliers. Le pied de mur, les appuis et les tableaux de baies, les angles sortants, les raccords de bardage, les traversées de gaine et les jonctions avec la toiture concentrent les risques d'infiltration, et leur traitement relève de dispositions précises, bavettes métalliques, recouvrements de membrane, grilles ventilées anti-rongeurs. Le bas du bardage doit rester à 20 centimètres au moins du terrain fini, distance qui met les lames hors d'atteinte des rejaillissements. Ces détails représentent une part modeste du budget et l'essentiel de la durabilité de l'ouvrage.
Le clos et couvert désigne la maison fermée mais non finie. Il regroupe la structure, la charpente, la couverture, les menuiseries extérieures, le bardage et les membranes, et se chiffre entre 800 et 1 100 euros du mètre carré selon le niveau de prestation. Cette formule laisse au maître d'ouvrage le second œuvre, isolation complémentaire, cloisons, réseaux, sols et finitions, soit environ un tiers du budget total. Une maison livrée clé en main se situe à l'inverse entre 1 300 et 1 900 euros du mètre carré, et l'écart entre les deux formules mérite d'être comparé en tenant compte du temps réellement disponible, notamment pour un bien situé loin du domicile.
Implantée dans le Morbihan, entreprise artisanale, est spécialisée dans les constructions à ossature bois depuis 1996. Elle réalise des maisons en ossature bois et des maisons passives, avec des ossatures en Douglas de France et une isolation en laine de bois.
Établie à Limerzel, Autrement Bois Construction cette SCOP intervient dans la construction de maisons passives en bois. Son périmètre englobe aussi les extensions et surélévations en ossature bois, la rénovation de façade avec isolation par l’extérieur, les aménagements extérieurs et les menuiseries en bois.
L'Atelier de Brocéliande, implantée dans le Morbihan, exerce la construction en ossature bois depuis 1997. Elle mène des projets de maison bois, d’extension, de menuiseries extérieures, de charpente-couverture, d’isolation intérieure et extérieure, ainsi que d’aménagements intérieurs et extérieurs.
Établie à Brandivy, Antoine Bois Création de menuiserie-charpente réalise des maisons à ossature bois. Elle prend également en charge des travaux de charpente, de menuiserie intérieure et extérieure, ainsi que des aménagements et finitions en bois.
Serru Habitat Bois, implantée près de Vannes, imagine et construit des maisons et des extensions en ossature bois. Son champ d'action inclut aussi l’étude du projet, la réalisation de plans en 3D, le permis de construire, le suivi de travaux et la coordination du chantier.
- Principales villes du Morbihan : Lorient, Vannes, Lanester, Ploemeur, Hennebont