Une maison à ossature bois associe des montants verticaux, un voile de contreventement et un isolant logé entre ces montants. Cette organisation supprime le doublage rapporté d'une construction maçonnée et allège nettement l'ouvrage. La Seine-et-Marne, qui concentre l'essentiel du foncier constructible encore disponible en Île-de-France, reste le département francilien où ce mode de construction se développe le plus.
Le plancher d'étage se construit sur le même principe que les murs. Des solives, de section 45 par 220 à 45 par 300 millimètres selon la portée, se posent tous les 40 à 60 centimètres sur une lisse ou dans des sabots métalliques, puis reçoivent un panneau de plancher rainuré-bouveté collé et vissé, qui participe au contreventement horizontal. Le critère dimensionnant reste la flèche plutôt que la résistance, une déformation admissible de l'ordre du trois-centième de la portée évitant la sensation de plancher souple. L'isolation acoustique entre niveaux se traite par une chape sèche ou par une sous-couche résiliente, un plancher bois nu transmettant très bien les bruits d'impact.
La jonction entre une fenêtre et l'ossature concentre les risques d'infiltration et de fuite d'air. Le dormant se pose en applique intérieure ou en tunnel sur un chevêtre constitué de montants doublés et d'un linteau dimensionné, l'ensemble étant raccordé au frein-vapeur côté intérieur et au pare-pluie côté extérieur par des adhésifs et des bandes de raccord compatibles. Une bavette d'appui métallique, relevée en tableau et débordant du nu du bardage, évacue l'eau vers l'extérieur. La précision de la préfabrication aide beaucoup ici, les réservations étant découpées en atelier à quelques millimètres près.
Le terrassement précède tout et conditionne le reste. Il comprend le décapage de la terre végétale, les fouilles pour les fondations, la mise à niveau de la plateforme, le drainage périphérique quand le sol le demande, et l'évacuation ou le régalage des déblais. Les plateaux de Brie, couverts de limons sur substrat argileux, relèvent d'un aléa de retrait-gonflement moyen à fort qui impose une étude de sol et souvent des fondations descendues plus bas que la normale. Ce poste représente 5 à 10 % du budget d'une maison, et il se chiffre après l'étude de sol plutôt qu'avant.
La RE2020 s'applique à toute construction neuve depuis 2022 et fixe trois séries de seuils. Le besoin bioclimatique et la consommation d'énergie primaire imposent une enveloppe très isolée et un système de chauffage performant, seuils que l'isolation répartie d'une ossature bois atteint sans épaisseur excessive. L'indicateur de confort d'été limite le nombre de degrés-heures au-dessus du seuil de gêne, ce qui oriente vers des isolants à fort déphasage et des protections solaires. L'indicateur carbone, enfin, compte le stockage de dioxyde de carbone dans les matériaux biosourcés, avantage qui se renforce à chaque palier réglementaire.
Les menuiseries se posent en applique ou en tunnel sur l'ossature, avec un calfeutrement continu entre le dormant et la structure. Leur classement AEV mesure la résistance à l'air, à l'eau et au vent, et se choisit selon l'exposition du site, les plateaux dégagés de Brie et de Gâtinais réclamant des valeurs supérieures à celles d'un fond de vallée abrité. Le bois, le mixte bois-aluminium, le PVC et l'aluminium à rupture de pont thermique conviennent tous, l'écart de performance thermique entre eux restant modeste face à celui de la qualité de pose. Les appuis, les bavettes et le raccordement au pare-pluie constituent les points à vérifier.
Le terrain et la construction se chiffrent séparément et évoluent indépendamment. La maison clé en main se situe entre 1 300 et 1 900 euros du mètre carré, un kit en dessous, un projet d'architecte au-delà de 2 000 euros, auxquels s'ajoutent l'étude de sol, le terrassement, les raccordements, la taxe d'aménagement et les extérieurs. Le foncier varie fortement à l'intérieur du département, très tendu dans l'ouest urbanisé proche de Paris, nettement plus accessible dans la Brie et le Provinois. Chiffrer les deux ensemble, et non l'un après l'autre, évite de bâtir un projet que le terrain rendra inabordable.
Établie à Guignes, ALS BOIS opère sur l’ossature bois, l’agencement de combles et l’isolation. Son périmètre englobe aussi des travaux liés au bâtiment, avec une spécialisation en menuiserie bois et PVC.
Installée à Mareuil-lès-Meaux, ML OSSATURE réalise des travaux de menuiserie, de montage de bâtiments à ossature bois et de charpente. Elle opère sur des structures en bois destinées à l’habitat et sur des opérations associées à la construction.
Présente à Villenoy, BOIS ET TOITS travaille sur la charpente traditionnelle, le lamellé-collé et l’ossature bois. Ses interventions comprennent aussi la couverture, le bardage, les terrasses et les aménagements intérieurs et extérieurs.
Établie à Meaux, CHARPENTE DES CHAMPS opère sur la charpente bois et l’ossature bois. Elle réalise également des travaux d’aménagement de combles, d’isolation, de couverture et de pose de fenêtres de toit.
RACANIERE SAMUEL, installé au Mée-sur-Seine, cet artisan travaille dans la charpente avec fabrication et pose de charpentes ossature bois. Son champ d'action englobe un champ lié à la construction bois pour l’habitat.
Arrondissement de Meaux: Meaux, Villeparisis, Mitry-Mory
Arrondissement de Melun : Melun, Savigny-le-Temple, Combs-la-Ville, Dammarie-les-Lys Le Mée-sur-Seine
Arrondissement de Torcy : Chelles, Pontault-Combault, Bussy-Saint-Georges, Champs-sur-Marne, Torcy, Roissy-en-Brie, Lagny-sur-Marne, Ozoir-la-Ferrière