Maison à ossature bois près de Toulouse

Un mur à ossature bois fini mesure une trentaine de centimètres pour une performance thermique qu'un mur maçonné doublé n'atteint qu'à 45. Les parois arrivent prêtes à lever, ce qui limite l'exposition du bois aux intempéries pendant la construction. L'agglomération toulousaine, l'une des plus dynamiques de France en construction neuve, voit ce mode constructif progresser rapidement dans sa couronne périurbaine.

Principe de l'ossature bois

L'ossature bois consiste à monter chaque mur comme un cadre de montants verticaux et de traverses, espacés de 40 à 60 centimètres selon les charges. L'isolant remplit toute l'épaisseur de ce cadre, laine de bois, laine minérale ou ouate de cellulose, ce qui place l'isolation dans la structure au lieu de l'ajouter contre elle. Un voile travaillant en OSB ou en panneau de particules, cloué sur l'ossature, assure la stabilité au vent et raidit l'ensemble. Cette légèreté, 4 à 5 fois inférieure à celle d'un mur maçonné, autorise des fondations réduites et convient aux sols argileux du Lauragais et de la vallée de la Garonne.

Isolation répartie entre montants

L'isolation répartie occupe l'épaisseur même de la structure. Un montant de 145 millimètres reçoit donc 145 millimètres d'isolant, ce qui donne une résistance thermique d'environ 3,8 mètres carrés kelvin par watt avec une laine de conductivité 0,038, valeur portée au-delà de 5 par l'ajout d'un doublage intérieur ou d'une isolation extérieure. Sous le climat toulousain, où l'inconfort d'été pèse autant que le besoin de chauffage, le choix du matériau compte davantage que l'épaisseur seule, une fibre de bois dense retardant le pic de chaleur de 10 à 12 heures contre 4 à 6 pour une laine légère. Le point faible reste les montants eux-mêmes, qui conduisent davantage que l'isolant.

Tolérances et précision de montage

La précision d'un ouvrage bois se mesure en millimètres, pas en centimètres. Les panneaux sortent d'atelier avec des tolérances de 2 à 3 millimètres sur la longueur et l'équerrage, quand un mur maçonné monté sur place tolère couramment un centimètre, écart qui explique la qualité des jonctions et la facilité de pose des menuiseries. Cette précision impose en retour une dalle parfaitement plane et de niveau, contrôlée au laser avant le levage, un défaut de planéité se reportant intégralement sur les murs. Le réglage final se fait au calage de la lisse basse, opération rapide si le support est bon, longue et approximative sinon.

Réglementation RE2020

La RE2020 s'applique à toute construction neuve depuis 2022 et fixe trois séries de seuils. Le besoin bioclimatique et la consommation d'énergie primaire imposent une enveloppe très isolée et un système de chauffage performant, seuils que l'isolation répartie d'une ossature bois atteint sans épaisseur excessive. L'indicateur de confort d'été limite le nombre de degrés-heures au-dessus du seuil de gêne, contrainte qui devient déterminante dans une ville où les épisodes caniculaires se répètent. L'indicateur carbone, enfin, compte le stockage de dioxyde de carbone dans les matériaux biosourcés, avantage qui se renforce à chaque palier réglementaire.

Gouttières et évacuation des eaux pluviales

Les eaux de toiture doivent être éloignées du pied de mur. Une gouttière et des descentes correctement dimensionnées, complétées par un rejet à plus d'un mètre de la façade, évitent les rejaillissements qui mouillent le bas du bardage et saturent le sol au droit des fondations. Sur les sols argileux de l'agglomération toulousaine, sujets au retrait-gonflement, cette maîtrise des eaux pluviales conditionne directement la stabilité de l'ouvrage, l'alternance de saturation et de dessiccation faisant travailler le terrain. Beaucoup de communes imposent en outre une infiltration sur la parcelle par puits perdu ou noue, dimensionnés selon la perméabilité mesurée à l'étude de sol.

Coût des lots techniques

Les lots techniques représentent une part du budget que l'on sous-estime souvent. L'électricité complète d'une maison de 120 mètres carrés se chiffre entre 8 000 et 15 000 euros, la plomberie et les sanitaires entre 8 000 et 18 000, le chauffage et la ventilation entre 10 000 et 20 000 selon le système retenu, soit ensemble un cinquième à un quart du coût total. Ces postes varient peu d'un mode constructif à l'autre, ce qui signifie qu'une économie réalisée sur la structure ne se retrouve pas ici. Une maison clé en main se situe au total entre 1 300 et 1 900 euros du mètre carré, hors terrain, dont le prix a fortement progressé dans la couronne toulousaine.

Constructeurs ossature bois référencés de l'agglomération toulousaine

Établie à Toulouse et à Muret, Dieguez & Fils réalise des maisons à ossature bois, des extensions, des surélévations et des agrandissements en bois. Son périmètre englobe aussi la charpente, la couverture et la zinguerie.

Établie à Drémil-Lafage, BOBOIS travaille sur la charpente, la menuiserie et la construction d’ouvrages en bois. Son offre comprend la réalisation de maisons et d’extensions à ossature bois, ainsi que des carports, pergolas et autres aménagements bois.

Présente à Toulouse, Arc-en-Ciel Constructions opère sur des extensions à ossature bois réalisées sur mesure. Son activité inclut le gros œuvre et le second œuvre pour des projets d’agrandissement, avec une utilisation annoncée de matériaux biosourcés et d’énergies renouvelables.

Établie à Saint-Orens-de-Gameville, CCZ BORRI opère sur la construction de maisons en ossature bois, la surélévation et la rénovation. Ses prestations englobent aussi des extensions en bois, avec une équipe de couvreurs et charpentiers.

Active à Toulouse, Fresquet Charpente travaille sur la charpente traditionnelle et la construction en ossature bois. Son champ d'action englobe également la rénovation, les extensions bois et l’aménagement de combles.

Secteurs desservis

Principales villes de la Haute-Garonne : Toulouse, Colomiers, Tournefeuille, Muret, Blagnac, Plaisance-du-Touch, Cugnaux