Une maison à ossature bois associe des montants verticaux, un voile de contreventement et un isolant logé entre ces montants. Les parois arrivent prêtes à lever, ce qui limite l'exposition du bois aux intempéries pendant la construction. Dans le Val de Loire, classé au patrimoine mondial sur une longue portion de sa vallée, l'aspect extérieur de la construction relève de prescriptions à vérifier avant toute esquisse.
La section des bois découle des charges et de la portée, jamais d'un usage figé. Un montant courant de maison à un niveau mesure 45 par 145 millimètres, passe à 45 par 180 ou 220 dès que l'on souhaite loger davantage d'isolant ou reprendre un étage, et se double aux appuis de linteaux. Les solives de plancher, dimensionnées pour une charge d'exploitation de 150 kilos par mètre carré, atteignent 220 à 300 millimètres de hauteur pour une portée de 4 à 5 mètres. Le calcul suit l'Eurocode 5 et tient compte de la classe de résistance du bois ainsi que de la flèche admissible, souvent plus contraignante que la résistance elle-même.
Le frein-vapeur remplit deux fonctions distinctes dans la même membrane. Il limite la migration de vapeur d'eau depuis l'intérieur vers l'isolant, où elle condenserait, et il assure la continuité de l'étanchéité à l'air, dont dépend le résultat du test d'infiltrométrie. Sa pose exige des recouvrements collés, des adhésifs compatibles, des manchons aux traversées et un raccordement soigné aux menuiseries, aux planchers et à la dalle, chaque défaut se traduisant par un flux d'air et un point de condensation. Les membranes hygrovariables, qui laissent passer davantage de vapeur en été qu'en hiver, sécurisent les parois en permettant à l'humidité accidentelle de ressortir vers l'intérieur.
Le gros du chantier commence une fois la maison fermée. Viennent alors l'électricité et la plomberie dans le vide technique, l'isolation complémentaire, la pose des plaques de plâtre, les chapes ou planchers secs, les menuiseries intérieures, les peintures, la cuisine et les sanitaires, soit 3 à 4 mois de travail pour une maison de taille courante. Cette phase ne se distingue en rien de celle d'une maison maçonnée, à un détail près, les fixations lourdes doivent viser un montant ou un renfort prévu à la fabrication plutôt que la plaque de parement. Repérer ces renforts sur plan avant la pose du parement évite bien des difficultés ensuite.
La durabilité d'une pièce de bois se juge sur son exposition à l'humidité. La norme définit cinq classes d'emploi, de la classe 1 pour un bois intérieur toujours sec à la classe 5 pour une immersion en eau de mer, les parois d'une maison relevant de la classe 2 pour l'ossature abritée et de la classe 3 pour un bardage exposé à la pluie. L'épicéa et le sapin, peu durables naturellement, conviennent en classe 2 mais exigent un traitement au-delà, tandis que le douglas, le mélèze et le châtaignier atteignent la classe 3 sans traitement. La règle première reste néanmoins constructive, un bois maintenu sec sous un débord de toit dure indéfiniment, quelle que soit son essence.
Le bardeau de bois se pose en façade comme en couverture, par recouvrement sur trois épaisseurs. Ces lamelles de châtaignier, de mélèze ou de cèdre, fendues ou sciées, durent 50 à 80 ans sur une façade bien ventilée, moins en toiture selon la pente et l'exposition, et confèrent un aspect que les bardages à lames n'obtiennent pas. Leur coût atteint 2 à 3 fois celui d'un bardage à claire-voie, et leur pose, lente et spécialisée, se confie à un couvreur habitué à cette technique. Dans les secteurs protégés du Val de Loire, où l'ardoise domine les toitures, cette solution se réserve plutôt aux façades et aux annexes.
Une extension se chiffre au mètre carré comme une maison, mais avec des postes différents. Comptez 1 500 à 2 200 euros du mètre carré pour une extension à ossature bois livrée finie, davantage qu'une maison neuve rapportée à la surface, car les frais fixes, étude, déplacement, raccordement à l'existant, se répartissent sur une petite surface. S'y ajoutent la reprise de la façade au droit de la jonction, la modification de la couverture et souvent le percement d'une ouverture dans le mur existant. L'opération relève d'une déclaration préalable en deçà de 20 mètres carrés créés, seuil porté à 40 en zone urbaine couverte par un plan local d'urbanisme.
Établie à Blois, Maisons Bois 2F réalise des maisons à ossature bois sur mesure. Son offre comprend aussi un accompagnement de la conception à la livraison, avec des solutions clés en main et des travaux associés comme la maçonnerie, l'électricité, la plomberie, la peinture et les revêtements de sol.
Établie à Monts, Raguin Bois Concept intervient dans la conception et la réalisation de projets de construction bois. L'activité couvre la maison à ossature bois, la maison passive, l'extension bois et la surélévation, avec une mission de coordination des travaux.
Installée à Orléans, AV-HOMES intervient dans les projets de maison en ossature bois et d'agrandissement en bois. Ses prestations incluent aussi la charpente, la couverture, les menuiseries extérieures et la plâtrerie.
Établie à Angers, A’Trait Bois exerce une activité de charpente et de construction de maisons à ossature bois. Les travaux portent sur des projets de construction dans le Maine-et-Loire, avec un savoir-faire lié à la structure bois et aux assemblages de charpente.
L'activité mentionne la construction de maisons individuelles en bois et la réalisation de maisons écologiques.
Principales villes du Loiret : Orléans, Olivet, Fleury-les-Aubrais, St-Jean-de-Braye, Montargis
Principales villes du Loir-et-Cher : Blois, Romorantin-Lanthenay et Vendôme
Principales villes de l'Eure-et-Loir : Chartres, Dreux